source: http://www.01net.com/editorial/508634/sauve-de-la-prison-grace-a-facebook/
Sauvé de la prison grâce à Facebook
Poursuivi pour vol à main armée, un suspect a été innocenté grâce à un message qu'il avait publié sur Facebook.
En matière de criminalité, Facebook peut devenir une arme à double tranchant. En septembre dernier, le réseau social permettait de démasquer un voleur qui s'était connecté à son compte depuis l'ordinateur de sa victime. Deux mois plus tard, un avocat a obtenu la relaxe de son client grâce au service communautaire. L'affaire se passe aux Etats-Unis.
Un jeune homme était accusé d'avoir participé à un vol à main armée à New York le 17 octobre dernier. Incarcéré depuis 12 jours, son avocat a obtenu sa libération en invoquant un alibi d'un nouveau genre : l'alibi électronique.
A l'heure des faits, le suspect postait un commentaire sur son compte Facebook pour demander à sa petite amie où se trouvaient des gâteaux. Ce message était envoyé depuis l'ordinateur de son père à Harlem.
Un message envoyé depuis l'ordinateur du père de l'accusé
La question était écrite dans « un langage de rue populaire. Des mots dénués de sens pour toute autre personne que le présumé voleur », rapporte le New York Times. Non sans avoir vérifié que le message avait bien été expédié depuis un PC situé à l'adresse du père du jeune homme, l'accusation a décidé d'abandonner les charges.
Etonnant, quand on sait que n'importe qui possédant l'e-mail et le mot de passe du suspect aurait pu se connecter à son profil. « Cela impliquerait d'être un génie en matière criminelle, ce que l'on n'attend pas d'un jeune comme celui-là. Il n'est pas le diable », a expliqué son avocat Me Robert Reuland. Le fait que l'alibi ait été confirmé par le père du suspect et sa belle-mère ont conforté le procureur dans sa décision.
Les amis du jeune accusé lui ont trouvé un surnom : Facebook Kid, « le gosse de Facebook ». Cette histoire montre en tout cas le rôle que pourraient tenir, à l'avenir, les réseaux sociaux dans certaines affaires judiciaires.
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commentaires persos:
les gâteaux?
où ils se trouvent?
oui
la petite amie du suspect
oui
les parents du suspect
oui
le langage de rue populaire
oui
bien, je crois que nous allons écrire la suite du chemin de la mandragore, nous en savons assez pour cela!
quant à vous, masses cybernétiques tremblez!
Dans le temps, l'une de mes relations fut arraisonnée sous un tunnel, menottée, un flingue aux tempes, comme dans certains westerns, ceci se passait dans un pays de liberté et d'égalité dont je tairai volontairement le nom, mais oui, ça se fait! parce qu'une soi-disante vidéo surveillance avait livré une silhouette de personne avec un imper blanc à la "Colombo" et un véhicule (pas l'immatriculation) semblables à ceux du gars en question. L'homme et l'engin avaient démarré sur les chapeaux de roue, sur le lieu d'une effraction à main armée ayant eu lieu 15 minutes auparavant. (et chance! la voiture de patrouille alertée tombe juste sur le suspect, là dans un tunnel)
Manque de pot pour les arraisonneurs, ils avaient pris la proie pour l'ombre, non le contraire, l'ombre pour la proie! ce qui revient au même
et ils ne furent pas plus avancés pour leur filature et leur enquête.
Il se trouve que la personne interceptée sortait de son boulot, et avait pointé (à l'horloge pointeuse de l'entreprise), toute une brigade d'ouvriers et de cadres pouvaient en témoigner également, c'est pas de chance!
L'alibi était "béton", ce qui n'est pas mal pour une entreprise de travaux publics, mais le traumatisme est demeuré chez ce jeune homme (majeur tout de même puisqu'il conduisait un véhicule et avait donc obtenu son permis à l'âge requis).
En est-il de même dans l'exemple qui nous est donné?
Précautions, complicités cybernétiques, alibi cybernétique?
Si le bénéfice reste au doute, la justice a tranché: le suspect est innocenté.
On aurait tort de prendre tout ceci à la légère, même sans être écrivain, imaginons toutes les dérives possibles en terme de cyber criminalité et de cyber alibi!
nous ne sommes pas des enfants de choeur! et vous?
PrincessK et DJM
Remarque ultime: cet article "salvateur" arrive sur le net juste après l'article dont nous nous faisions l'écho et qui pointait de nouvelles failles de sécurité sur facebook, montrant une fois de plus comme il était enfantin de s'introduire dans le réseau et de le pirater! un coup pour chasser l'autre?
Notre vigilance en sera encore accrue, Dame oui!
Le groupe baptisé CYI, Control Your Info (Contrôlez vos informations), a revendiqué mardi avoir réussi à infiltrer 289 groupes communautaires sur Facebook, assurant qu'il était très simple de déjouer les protections du site concernant l'administration de ces groupes de discussions.
"C'est juste un exemple qui montre vraiment les vulnérabilités des sites de socialisation", indique le groupe dans un message publié sur son site internet controlyour.info, assurant que ses motivations étaient honnêtes et à but éducatives.
Les groupes de Facebook, sont des lieux de discussions thématiques que les adeptes du site de socialisation peuvent rejoindre pour discuter avec d'autres gens qui partagent leurs intérêts particuliers.
Selon CYI, ces groupes "ont un défaut majeur", car "si l'administrateur d'un groupe s'en va, n'importe qui peut s'inscrire en tant que nouvel administrateur".
Les membres de CYI affirment qu'après avoir obtenu le statut d'administrateur, il est facile de faire n'importe quelle modification, notamment sur les photos ou les paramètres du groupe.
CYI a envoyé des messages aux groupes infiltrés pour les avertir qu'ils avaient été "détournés", et a promis de leur rendre leur apparence initiale après avoir été entendu sur le sujet.
"Notre objectif principal est d'attirer l'attention sur les questions liées à la vie privée sur internet", indiquent ces cyber militants.
"Certaines personnes ont même perdu leur emploi à cause de contenus sur Facebook. Nous voulions faire quelque chose sur ce sujet", ajoutent-ils.
Site (en anglais) du groupe CYI
SAN FRANCISCO (Etats-Unis) (AFP) - 11/11/09 10:45
RELIGION
nom féminin (latin religio)
- Ensemble déterminé de croyances et de dogmes définissant le rapport de l'homme avec le sacré.
- Ensemble de pratiques et de rites spécifiques propres à chacune de ces croyances.
- Adhésion à une doctrine religieuse ; foi : N'avoir plus de religion.
- Littéraire. Toute organisation ou activité pour lesquelles on a un sentiment de respect ou de devoir à accomplir : La politique était pour lui une religion.
Une étude de mon maître sur la "valeur" des religions !
On ne doit mesurer la valeur des religions mondiales qu'à leur idéal, sans tenir compte de la distance qui les en sépare en réalité.
Le christianisme lui-même, dans sa réalisation historique, est bien loin d'atteindre son idéal et doit lutter pour s'en approcher davantage...
Pour juger les idées fondamentales des grandes religions et déterminer leurs principes essentiels, trois questions doivent être posées. Une religion est-elle :
1. optimiste ou pessimiste ?
2. moniste ou dualiste ?
3. quelle importance donne-t-elle à l'élément éthique ?
Optimiste ou pessimiste ?
Est optimiste une religion qui est convaincue que les forces agissant dans le monde naturel remontent à une force universelle parfaite et bonne qui achemine toutes choses à la perfection par une évolution naturelle.
Est pessimiste une religion qui ne peut concevoir que les forces agissant dans le monde sensible soient l'émanation d'une bonté et d'une perfection divine.
En conséquence, elle ne place pas ses espérances dans les possibilités d'évolution existant dans le monde ; elle les place hors du monde, dans le royaume de la spiritualité pure...
Moniste ou dualiste ?
Est moniste une religion qui conçoit Dieu comme la somme globale des forces agissant dans l'univers et qui estime par conséquent que la connaissance de l'univers mène à la pleine connaissance de Dieu.
Le monisme est donc d'essence panthéiste...
Est dualiste une religion qui renonce dès l'abord à se servir de la connaissance des forces agissant dans l'univers pour parvenir à connaitre l'essence de Dieu ; elle cherche à se le représenter d'après nos conceptions idéales de l'être divin.
Ceci amène nécessairement à concevoir que Dieu est plus ou moins en conflit avec les forces agissant dans l'univers, quelles que soient les difficultés que cette conception comporte pour la pensée.
Le Dieu dont nous portons en nous l'image idéale est en effet une personnalité morale.
Mais les événements qui résultent de l'action des forces naturelles n'ont pas de caractère éthique.
Ces différences se rapportent plutôt au cadre des conceptions où se meut la pensée religieuse...
L'élément éthique
Ce sera l'élément éthique qui décidera de la valeur spirituelle d'une religion.
Aussi importe-t-il de savoir jusqu'à quel point chaque religion active dans l'individu sa volonté permanente et profonde de perfectionnement intérieur et d'action morale...
Tous les problèmes qui se débattent dans la religion tendent à former une seule question qui les comprend tous :
"Comment puis-je concevoir mon être comme appartenant à la fois au monde et à Dieu ?"
Albert Schweitzer (cf. Le christianisme et les religions mondiales)
(1875-1965, Docteur en théologie, philosophie et médecine)
Ma note sur Albert Schweitzer, mon bon maître
Je me suis cherché un peu partout ailleurs pour me savoir...
... j'étais pourtant bien là, quelque part dans ces citations !
"A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi
? C'est d’âme qu'il faut changer, non de
climat." "Qui a l'habitude de voyager sait qu'il arrive
toujours un moment où il faut partir." "De tous les livres, celui que je préfère est mon
passeport, unique in octavo qui ouvre les
frontières." "N'ayez jamais peur de la vie, n'ayez jamais peur
de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la
destinée. Partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres
espérances. Le reste vous sera donné de surcroît." "Naturellement, les voyages autour du monde ne
sont pas aussi agréables qu'ils le paraissent. C'est seulement
quand vous avez fui toute cette horreur et toute cette chaleur que
vous en oubliez les désagréments et que vous vous souvenez des
scènes étranges que vous avez vues." "Le plus beau voyage, c'est celui qu'on n'a pas
encore fait." "Si l'on ne se met pas en question, si l'on ne
court pas une vraie aventure, au bout de laquelle on sera
vainqueur ou vaincu avec le risque de se casser la gueule, alors
ça n'a aucun intérêt." "Courir le monde de toutes les façons possibles,
ce n'est pas seulement la découverte des autres, mais c'est
d'abord l'exploration de soi-même, l'excitation de se voir agir et
réagir. C'est le signe que l'homme moderne a pris conscience du
gâchis qu'il y aurait à rendre passive une vie déjà bien
courte." "Je sais, d'expérience, que courir le monde ne
sert qu'à tuer le temps. On revient aussi insatisfait qu’on est
parti. Il faut faire quelque chose de plus." "Mais, qu'est-ce que l'Aventure ? Un accident que
j'ai toujours cherché à éviter". "On ne fait pas un voyage. Le voyage nous fait et
nous défait, il nous invente." "Certains pensent qu'ils font un voyage, en fait,
c'est le voyage qui vous fait ou vous défait." "Un voyageur est une espèce d'historien; son
devoir est de raconter fidèlement ce qu'il a vu ou ce qu'il a
entendu dire; il ne doit rien inventer, mais aussi il ne doit rien
omettre." "Le tourisme est le moyen qui consiste à amener
des gens qui seraient mieux chez eux dans des endroits qui
seraient mieux sans eux." "Voyager ne sert pas beaucoup à comprendre mais à
réactiver pendant un instant l'usage des yeux : la lecture du
monde." "On peut voyager non pour se fuir, chose
impossible, mais pour se trouver." "La vie est un livre. Si on ne voyage pas, on n'en écrit qu'une page...". "On voyage pour changer, non de lieu, mais
d'idées." "Les touristes ont horreur de regarder.
L’appareil regarde pour eux. Quand ils ont fait clic-clac, ils
sont apaisés, ils ont amorti leur voyage. Les piles de photos
qu’ils conservent sont autant de diplômes certifiant qu’ils se
sont déplacés." "Pour bien aimer un pays il faut le manger, le
boire et l’entendre chanter." |
"Qu'est-ce qu'en général qu'un voyageur ? C'est
un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du
monde." "En route, le mieux c'est de se perdre. Lorsqu'on
s'égare, les projets font place aux surprises et c'est alors, mais
alors seulement, que le voyage commence." "Tout bien considéré, il y a deux sortes d'hommes
dans le monde : ceux qui restent chez eux, et les
autres." "Le plus difficile pour un homme qui habite
Vilvoorde et qui veut aller vivre à Hong-Kong, ce n'est pas
d'aller à Hong-Kong, c'est de quitter Vilvoorde." "On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait
pas où l'on va." "Le voyage, comme l'amour, représente une
tentative pour transformer un rêve en réalité." "On ne voyage pas si on ne rêve pas le voyage
qu'on fait. Je ne parle pas du rêve qui endort, mais de celui qui
réveille, en nage, à la gorge, l'hirsute, le traviole, le pas
racontable, le si beau qu'on arrête de vieillir." "Ce n'est pas dans je ne sais quelle retraite que
nous découvrirons : c'est sur la route, dans les villes, au milieu
de la foule, chose parmi les choses, homme parmi les
hommes." "Il est des voyages qu'on dirait faits pour
illustrer la vie même et qui peuvent servir de symboles à
l'existence. On se démène, on trime, on sue sang et eau, on se tue
presque, on se tue même vraiment parfois à essayer d'accomplir
quelque chose - et on n'y parvient pas." "J'ai parfois l'impression de vagabonder autour
du monde dans le seul but d'accumuler le matériau de futures
nostalgies." "On voyage autour du monde à la recherche de
quelque chose et on rentre chez soi pour le trouver." "Le vrai voyage, c'est d’y aller. Une fois
arrivé, le voyage est fini. Aujourd’hui les gens commencent par la
fin." "Le voyage est une espèce de porte par où l'on
sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée
qui semble un rêve." "Le véritable voyage de découverte ne consiste
pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux
yeux." "Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on
va que d’ennui du pays que l’on quitte." "On ne voyage pas pour voyager mais pour avoir
voyagé." "Le voyageur est ce qui importe le plus dans le
voyage." "Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent
raison de mes voyages que je sais bien ce que je fuis, et non pas
ce que je cherche." "Voyager, c'est être infidèle. Soyez-le sans
remords; oubliez vos amis avec des inconnus." "Le voyage est un retour vers
l'essentiel." "Le voyage apprend la tolérance." |
Propaganda - Comment manipuler l'opinion en démocratie ?
« La manipulation consciente,
intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle
important dans une société démocratique. Ceux qui
manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible
qui dirige véritablement le pays ».
Nous sommes en 1928 lorsque Edwards Bernays sort son manuel des relations publiques. Cette phrase introductive résume à elle seule toute la force et l’importance du propos de Bernays, qui préfigurera les plus grandes opérations de contrôle des masses à venir, Goebbels en premier élève de cette nouvelle doctrine de "démocratie" libérale.
On y trouve condensés les principes fondateurs de notre capitalisme actuel, et les clefs pour comprendre les enjeux politiques qui sous-tendent toutes les actions de communication entreprises par les dirigeants, à l’échelle de l’entreprise comme à celle du pays, l’enjeu s’accroissant mais restant fondamentalement le même : obtenir le pouvoir. Comme cet ouvrage n’est pas une thèse mais un manuel, il est clair et facile d’accès, et d’une objectivité presque implacable tant la bonne fois de l’auteur s’affiche avec bonhomie…qu’il était heureux le temps où l’on pouvait affirmer ouvertement sa volonté de manipulation, et la création légitimé d’une entité souterraine pour orienter les désirs d’un peuple asservi…
C’est avec une légèreté fascinante que Bernays explique l’importance pour tout homme de pouvoir de s’adjoindre les services des « hommes d’autorités » (médecins, juges et tout autre personne considérée dans l’esprit général comme neutre et impartiale). Ce n'est pas pour rien que Noam Chomsky considère ce texte comme l'un des plus important du 20eme siècle, lui pour qui "la propagande est à la démocratie ce que la violence est à un Etat totalitaire".
Normand Baillargeon, homme de lettre québécois d’influence ouvertement anarchiste (disons libertaire pour ne pas fâcher la bonne morale démocratique), publie en français ce texte fondateur. Il livre – chose rare et appréciable – une préface aussi utile et intéressante que le texte de Bernays lui-même, et ce à une époque où les fils de la manipulation politique se brisent et se dévoilent progressivement, crise financière oblige.
Celle-ci permet, de par son ampleur internationale - libérée des gardes fous traditionnels - mais également par le caractère inédit de sa médiatisation, de dégager des zones d’expérimentations dans tous les domaines touchant à la vie publique : économique, sociale et politique. Plus que jamais, le « gouvernement invisible » assouvit sa soif de conquête, profitant de l’instabilité et de l’incertitude qui en découle pour manipuler les esprits les plus anxieux et les plus faibles. Agissant comme un révélateur, elle met à nu les failles du capitalisme et renforce paradoxalement l’impression d’urgence de mesures pansements, créant une ZONE de perturbation à écrire. Reste à savoir qui prendra la plume…
Une situation proche de celle de 29 (chômage élevé, marchés des capitaux volatiles, effondrement de l’immobilier, partis politiques fragilisés), et qui redonne toute son actualité à ce texte qui amena tout un peuple à déposer son âme dans les mains d’un seul homme.
C’est
donc avec à propos et malice que Normand Baillargeon ressort le livre fondateur
de la pensée propagandiste occidentale : Bernays, neveu de Freud,
s’inspire de ses travaux sur le comportement humain pour dégager des modalités
de contrôle des masses. Pour faire face à cette manipulation, on vous conseille
vivement en complément de cette lecture indispensable, le « Petit cours
d'autodéfense intellectuelle » du dit Baillargeon, prix Québec
sceptique 2005.
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Extrait de la préface
"La manipulation consciente, intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses jouent un rôle important dans une société démocratique. ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptiblement forment un gouvernement qui dirige véritablement le pays.
Nous sommes dans une large part gouvernés par des hommes dont nous ignorons tout, qui modèlent nos esprits, forgent nos goûts, nous soufflent nos idées. C'est là une conséquence logique de l'organisation de notre société démocratique. Cette forme de coopération du plus grand nombre est une nécessité pour que nous puissions vivre ensemble au sein d'une société au fonctionnement bien huilé..."
"Propaganda : Comment manipuler l'opinion en démocratie"
Edward Bernays
préface de Normand Baillargeon
Editions Zones, 2007
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Comment fonctionne la propagande de nos jours et dans quelle "démocratie" sommes-nous ?
Exemple de désinformation : la préparation des opinions à l'intervention américaine en Irak
"That's one small step for a man, one giant leap for mankind".
"C'est un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité".
(Neil Armstrong)
Le programme spatial américain
Le programme Apollo (1 à 17, les missions 18 à 20 ont été annulées)
La mission Apollo XI (objectif Lune)
Apollo 11 est la première mission spatiale à avoir conduit des humains sur la Lune.
C'est la troisième mission à avoir approché la Lune, après Apollo VIII et Apollo X, et la cinquième habitée du programme Apollo.
Lancée le 16 juillet 1969, Apollo XI emporte le commandant Neil Armstrong, le pilote du module de commande Michael Collins et le pilote du module lunaire Edwin « Buzz » Aldrin.
de gauche à droite : Neil Armstrong (civil lors de la mission), Lt.-colonel Michael Collins, Colonel Edwin Aldrin
Le 21 juillet 1969 à 2h56 UTC (3h56 heure française et 20 Juillet aux USA), Armstrong et Aldrin furent les premiers hommes à avoir marché sur la Lune.
La justification de la conquête spatiale
Dans son ouvrage History of rocketry & space travel, Wernher Von Braun expose sa foi dans la conquête spatiale :
- Pendant la Renaissance, le prince Henri le Navigateur du Portugal a établi dans son château de Sagres ce qui ressemble le plus étroitement à ce que la NASA essaye d'accomplir à notre époque. Il
a systématiquement rassemblé des cartes, des architectures de bateau et
des instruments de navigation du monde entier; il a attiré à lui les
marins les plus expérimentés du Portugal. Il a mis au point un
programme progressif visant à l'exploration de la côte atlantique de
l'Afrique et la découverte de l'extrémité la plus méridionale de ce
continent, qu'il savait devoir être contournée si l'on voulait
atteindre l'Inde par la mer. Avec la même résolution il a
travaillé à établir, pour aller vers l'Extrême-Orient, un itinéraire,
sans doute plus court, qui partait vers l'ouest. Le Prince Henri a
formé les astronautes de son temps, des hommes comme Ferdinand Magellan
et Vasco de Gama, et il a créé l'environnement qui, de l'Espagne
voisine, a lancé Christophe Colomb dans son voyage historique.
- L'Europe médiévale repliée sur elle-même a été par la suite
transformée en un continent ouvert, tendu vers l'exploration et le
développement. L'Angleterre est devenue un endroit différent après que
des hommes comme Sir Francis Drake ou Sir Walter Raleigh
ont suivi les pas des navigateurs portugais et espagnols. Comme
résultat direct de cet époque d'exploration qui a ouvert leurs yeux et
a amélioré leurs modes de vie, les Européens et leur descendance
américaine ont depuis lors mené le monde dans un dynamisme intellectuel.
- Il aurait été difficile pour Henri le Navigateur
de répondre à une demande de justification de ses actions sur une base
rationnelle ou de prévoir le profit ou la rentabilité de son programme
d'exploration. Il a accompli un acte de foi et le monde est devenu plus
riche et plus beau grâce à ce programme. L'exploration de l'espace est
le défi de notre époque. Si nous continuons à mettre notre foi en elle
et à la poursuivre, elle nous en récompensera généreusement.
- À une époque la Chine a eu une flotte à la fois marchande mais aussi d'exploration qui a rejeté ses rivaux dans l'ombre. Ils l'ont délibérément abandonnée et ont alors stagné pendant plusieurs centaines d'années. Une société moderne ne peut pas se permettre de stagner de la même manière.
Une culture du crépuscule ? Pas si sûr...
Michael Pollak écrit dans son livre "Vienne 1900" :
"En 1900 Vienne n'a depuis longtemps déjà, plus de place centrale parmi les capitales européennes. Face à Paris, à Londres et même à Berlin, Vienne est en 1900 une métropole européenne en voie de provincialisation. Parmi les grandes puissances, la position de l'Autriche-Hongrie est secondaire sans être encore reléguée au statut d'une puissance périphérique. Vienne joue ainsi le rôle d'une métropole à la marge de celles "où les choses se passent"".
L’opinion de Michael Pollak (auteur d’origine juive autrichienne) est loin d’être partagée par la majorité des historiens de l’Empire des Habsbourg ; pour exemple, je citerai le sublime François Fejtö, historien français (d’origine hongroise) spécialiste émérite de la question. Il convenait néanmoins de reproduire l’analyse de Michael Pollak que quelques autres partagent également…
Les textes en italiques sont extraits du livre de Michael Pollak, un excellentissime auteur qui aborde les thèmes majeurs de la culture viennoise, véritable verrou de la pensée moderne, que d’autres historiens de l’art nomment à juste titre "Vienne, fin de siècle".
Vienne est une ville au charme incontesté. A la confluence d'un empire immense qui s'étend des frontières de l'Occident à celles de l'Orient, elle a toujours donné l'impression d'être une capitale aux pieds d'argiles. Et du point de vue artistique, l'Autriche accuse un retard important dans la production littéraire, au milieu du 19ème Siècle.
L'autre capitale germanophone - Berlin - symbolise, dès cette époque, le dynamisme et l'avenir. Quant à Paris, elle est invoquée par les artistes viennois comme un modèle, entre traditions et modernité.
Pour être reconnus et diffusés, les auteurs autrichiens n'ont souvent d'autres choix que celui de se faire imprimer dans les grandes villes allemandes : Leipzig, Iéna ou Berlin.
"[...] les écrivains viennois se sentent en même temps dominés sur le marché allemand pour lequel ils doivent produire. [...] ils doivent soit se contenter du marché local, soit s'adapter aux moeurs qui régissent l'accès à un système de production et de diffusion qui les assimile à une communauté linguistique, sans reconnaître leurs différences culturelles spécifiques".
Il est à noter que dans ce particularisme autrichien, Richard Wagner - en se faisant le chantre du pangermanisme - va jouer un rôle de diviseur du milieu culturel artistique et intellectuel viennois.
Mais ce bouillonnement intellectuel et les problèmes de diffusion provoquent malgré tout une flambée des organes de presse, comme moyens d'expression. La Neue Freie Presse, journal le plus important dans lequel se retrouveront toutes les grandes plumes littéraires autrichiennes, va transcrire et représenter la pensée de l'opinion publique en cette fin 19ème.
La presse va développer un genre nouveau et particulier, permettant à de nombreux écrivains de se faire connaître du grand public : le feuilleton. Il faut savoir qu'avant l'explosion du journalisme et la fin de la censure de l'empire, la plupart des écrivains officiels était fonctionnaires, souvent de souche aristocratique et liés à la cour. Ils seront à l'origine de la conception de l'art pur qui produit en fonction de ses idées.
"Dans une tradition qui fait d'abord de la littérature un instrument de propagande et d'éducation, le théâtre reste le genre privilégié de tous les écrivains. Ceci vaut en particulier pour les écrivains fonctionnaires venus de la haute bourgeoisie [...]".
La lutte des castes qui prévaut dans la société, existe aussi dans le milieu intellectuel et artistique. La création de Cercle de bistrot - préfigurant les cafés littéraires viennois -permet de rapprocher les "écrivains fonctionnaires" et les auteurs populaires exclus de la haute société.
Au centre de cette société civile et intellectuelle se situe la communauté juive viennoise. Les intellectuels juifs vont s'engager dans la voie politique de la social-démocratie, dont Sigmund Freud, Gustav Mahler et d'autres. Elle sera l'héritière des valeurs intellectuelles libérales autrichiennes, bien qu'à cette époque la notion d'antisémitisme n'existe pas encore. Pour le désigner, le terme mangeur de Juifs est utilisé.
Mais chaque artiste juif a conscience que si l'empire éclate - ce qui ne saurait tarder, vu les revendications nationalistes des uns et des autres - la communauté sera menacée au-delà de sa seule identité sociale. Les divisions internes vont empêcher une réaction unanime qui aurait pu rétablir un sentiment d'identité.
"Ce problème d'identité est particulièrement aigu parmi les étudiants et intellectuels qui avaient souvent été les plus fervents défenseurs de la culture germanique, une attitude que l'antisémitisme rend problématique. A la difficile gestion d'une double identité autrichienne et allemande s'ajoute celle d'être juif".
C'est Théodore Herzl - journaliste couvrant l'Affaire Dreyfus pour la Neue Freie Presse - qui prendra conscience de l'ampleur du drame qui se prépare et créé le Sionisme politique.
Le début du 20ème Siècle coïncide avec une tentative de renouveau politique de l'empire, de plus en plus fragilisé. L'art moderne est vu comme le ciment symbolique de l'unité artistique et national. L'avant-garde intellectuelle et artistique se regroupe au sein du Jung Wien. Le changement est surtout marqué dans la production théâtrale. Après un déclin du théâtre populaire, celui-ci redevient un lieu de vie culturelle viennois. De même, la nomination de Gustav Mahler comme directeur d'Opéra inaugure une décennie glorieuse. La critique ne s'y trompe pas, qui exalte la naissance d'un art autrichien.
"Dans les journaux, la critique viennoise exalte l'éclosion d'un art véritablement autrichien, cosmopolite, opposé aux nationalismes. A travers l'exploration psychologique, cet art est appelé à créer un homme nouveau, à inventer l'âme autrichienne".
"Vienne 1900" de Michael Pollak peut apparaître - pour de nombreux lecteurs - comme un livre sec, aride, difficile à aborder. Or, malgré les apparences, il n'en est rien.
L'auteur a voulu présenter une capitale européenne peu - ou pas - connue pour sa production artistique et intellectuelle. Elle a vécu dans l'ombre d'une autre capitale - Berlin - centre de la culture de langue allemande, qui l'a privée de ses éléments les plus brillants. A travers cet essai, on perçoit toute la complexité d'une capitale provinciale, au coeur même d'un empire instable et aux revendications multiples de la part des états le composant.
Vienne a été un des berceaux de la modernité et de la fécondité intellectuelles, à commencer par la psychanalyse de Freud, le Sionisme de Herzl, les ouvrages de Stefan Zweig ou d'Arthur Schnitzler, la poésie de Rilke, la musique de Mahler ou encore les peintures de Klimt.
Si la plupart des intellectuels et artistes qui ont concouru à cette éclosion d’idées et de talents à la charnière des deux siècles sont Juifs (souvent déjudaïsés et/ou athées), l’apport des intellectuels non Juifs était tout autant fécond. De fait, l’antisémitisme européen, suivi du drame de la Shoah, met en relief la dimension particulière de cette contribution essentielle de la culture juive au sein de l’intelligentsia viennoise d’abord et européenne ensuite, du fait des exils de ses représentants les plus remarquables dès 1933 pour l’Allemagne et 1938 pour l’Autriche annexée…
Une chose est sûre : en « liquidant » l’Empire des Habsbourg (cf. Requiem pour un empire défunt), les "vainqueurs" de 1918 ont ouvert la boîte de Pandore des horreurs totalitaires qui ont plongée l’Europe dans le chaos du XX°s.
Quoi qu’on en dise, le déclin européen date de ce cataclysme majeur de son histoire, et malgré ce que l’on en dit, l’Europe n’a jamais recouvré sa prédominance intellectuelle, politique et économique sur l’échiquier mondial face aux Etats-Unis et des nouvelles puissances émergentes : la Chine aujourd’hui, l’Inde demain !
Note dédiée à ma famille viennoise auprès de qui j'ai grandi... et souhaiterais reposer un jour.
Souvenirs de voyages en Arabie du Sud en 1985-86, vers l'antique Arabia Felix, l'Arabie Heureuse des Latins qui s'y perdirent dans les sables, décimés par la soif, les épidémies et les tribus bédouines farouches.
Un périple en duo dans les hautes montagnes de l'Asir au départ de Djeddah jusqu'aux confins du Yémen, ainsi que plusieurs virées solitaires dans l'immensité du Rub'a al-Khali (le Quart-Vide), le Désert des déserts...
En raison de l'interdiction totale de photographier dans le Royaume (sauf à la sauvette comme je l'ai fait), les photos présentées ici sont du talentueux Tchekof Minosa qui a réalisé de magnifiques reportages avec les autorisations officielles, un sacré veinard ! Des photos introuvables désormais, sauf collectionneurs ou vente privée en ligne.
Je suis heureux d'avoir vu ce que Tchekof Minosa a su saisir dans ses objectifs ; je possède mes propres clichés, moins talentueux toutefois, loin s'en faut : la peur du coup de fouet sans doute car récidiviste vu que j'avais été déjà invité une nuit au poste de flics à Riyadh quelques années auparavant, hi, hi !
Un salut à mon pote Francis D. (si tu me lis ?) avec qui j'ai partagé cette très longue route vers l'Arabia Felix...
J'aime le désert : tout y retrouve sa vraie place, nos illusions s'y ensablent pour nous laisser seuls face à nos démons et nos rêves. Comme le chantait Jacques Brel aux Marquises, rien ne sert de gémir car au désert aussi gémir n'est pas de mise. Ici, seul le vent gémit et les roches y éclatent la nuit... comme nos coeurs débarrassés de nos scories, confrontés, de force cette fois, à l'essentiel que l'on redoute tant !
Au désert, on devient fou avec les Djinns qui rôdent dans l'espace béant des sables infinis et celui de notre chair ;
ou alors l'on devient saint, ce qui revient peut-être au même, c'est selon, car il n'y a pas de place pour la demi-mesure et les chichis.
Au désert ne survivent que les êtres authentiques et dans tous les cas... on en revient "différent" !
Enfin, j'aime le désert où tombe le masque de nos vanités et de nos mensonges.
Surtout, au "désert"... tout y est si propre !