POUR CHANGER : UNE PETITE CHANSON QUI M'EMEUT
Un ami m'a envoyé récemment le texte d'une petite chanson qui m'a "remué les tripes" (excusez l'expression), disons qu'elle m'a beaucoup ému. J'ai trouvé que les paroles poétiques de cette chanson correspondent bien à ce qu'était ma situation lorsque j'étais en activité dans la Marine, car c'est vrai mon épouse de maintenant, qui était alors ma "copine", m'attendait très souvent. Elle passait plus de temps à m'attendre que temps à être avec moi.
Mais, consolation, nous nous écrivions tous les jours. Elle, elle expédiait ses lettres chaque jour, et lorsque nous arrivions dans un port d'escale, le paquet de lettres m'était remis par le vaguemestre. Il avait été acheminé par la poste navale. Quant à mes lettres, je les stockais à bord et je les expédiais en une seule fois à la prochaine escale.
Voici donc cette chanson qui m'a rappelé ma jeunesse : elle s'intitule ENFANT DU VOYAGE
Enfant du voyage,
Ton lit, c'est la mer,
Ton toît, les nuages,
Eté comme hiver.
Ta maison, c'est l'océan,
Tes amies sont les étoiles.
Tu n'as qu'une fleur au coeur
Et c'est la rose des vents.
Ton amour est un bateau
Qui te berce dans ses voiles,
Mais n'oublie pas pour autant
Que l'on t'attend.
Enfant du voyage,
Ton coeur s'est offert
Au vent, aux nuages
Là-bas, sur la mer.
Mais tu sais que dans un port
Tremblant à chaque sirène,
Une fille aux cheveux d'or,
Perdue dans le vent du Nord,
Une fille aux cheveux d'or
Compte les jours et les semaines
Et te garde son amour
Pour ton retour.
Elle n'est pas nouvelle, cette chanson, mais à chaque fois que j'en lis ou que je m'en remémore les paroles, elle me fait craquer. Peut-être est-ce cela la nostalgie ... ou la sénilité ?
Comments
Ces femmes-là on ne les aime pas seulement, on les "vénère", ce qui est plus encore dans les degrés de l'amour quand on sait son latin.
Comme le fougueux (et pitoyable ?) Ulysse, je frémis au chant des sirènes ou fonds devant la redoutable beauté de Circée.
Pire, je capitule souvent voluptueusement quand une Calypso me déclare sa flamme pour mieux me garder dans sa "grotte enchantée" en me faisant oublier ma lointaine "patrie" et mes "attaches", pfff !
Heureux les marins et les road runners, ha, ha !
« Aimez demain, vous qui n’avez jamais aimé...
...vous qui avez aimé, aimez encore demain »
Pervigilium veneris (La veillée de Vénus)