Ce samedi 21 mars 2009, deux navires de la Marine Nationale, la Jeanne d'Arc et le Georges-Leygues se sont portés au secours du Sibley, un cargo battant pavillon panaméen, affecté par un incendie et une grave voie d'eau en plein océan Indien. Les 31 hommes de l'équipage ont été secourus et seront débarqués à Djibouti. Sur le point de couler, le Sibley a été laissé à la dérive.
L'appel de détresse du cargo Sibley a été reçu dans la matinée de samedi. L'ordre est alors donné à la frégate Georges-Leygues de se rendre sur place. Arrivé sur zone, le navire français constate que le cargo gîte fortement et embarque de l'eau par l'effet des vagues. Les embarcations
de la frégate sont mises à l'eau et les marins arrivent à sauver les 31 membres de l'équipage se
trouvant à bord du bâtiment en perdition.
Les naufragés : 1 Chilien, le capitaine, 26 Indonésiens, 1 Péruvien, 1 Espagnol et 2 Russes, tous
indemnes, ont été d'abord transférés sur le Georges-Leygues, puis sur la Jeanne d'Arc arrivée sur zone peu de temps après le sauvetage. L'équipage naufragé a été pris en charge par une cellule
d'accueil assistée d'une cellule psychologique.
Les opérations de transfert terminées, la Jeanne d'Arc et le Georges-Leygues, battant pavillon européen dans le cadre de leur participation à la mission Atalante, ont poursuivi leur transit vers Djibouti où seront débarqués les naufragés.
Une fois de plus, on a une manifestation flagrante de l'utilité des bateaux et des marins de notre Marine, ainsi qu'un témoignage non moins flagrant de la solidarité des gens de mer. Les Français peuvent, doivent, être fiers de leur Marine !
Sur le point de couler et dans une position empêchant toute intervention sans risque, le Sibley a été laissé à la dérive. Il transportait du poisson et des céréales. Il arrivait de Mombassa (Kenya) et se dirigeait vers Pénang (Malaisie).
(La photo de la frégate Georges-Leygues a été empruntée au site NET MARINE, l'information m'a été envoyée par un amicaliste qui l'a relevée sur le site orange.Réunion).
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LES MECANICIENS NAVALS
Les Mécaniciens Navals sont chargés de la conduite et de l'entretien des appareils à vapeur, des moteurs à combustion interne, des installations pneumatiques, hydrauliques, frigorifiques du service Energie-Propulsion à bord des navires.
Bien que la propulsion s'automatise de plus en plus, bien que la conduite se simplifie, il se trouve que la compétence du "mécano" doit être de plus en plus grande puisque à son savoir sur la "Machine", c'est-à- dire les moteurs, il doit ajouter une bonne dose de connaissances en automatismes, en informatique, en électricité. La spécialité de mécanicien, c'est avant tout une passion pour la mécanique, pour les moteurs, pour la technologie, le toucher avec la matière, le façonnage des pièces.
LES ELECTROTECHNICIENS
Ils sont chargés de la mise en oeuvre et de l'entretien des matériels de production et de distribution de l'énergie électrique, de l'immunisation et des équipements de navigation. En outre, ils assurent l'entretien des matériels électriques appartenant aux autres services.
L'électricité à bord d'un navire est omniprésente, elle est utilisée comme auxiliaire pour la propulsion et bientôt ce pourra être comme mode de propulsion, pour le pointage des capteurs et des armes, les monte-charges et les grues, etc ...
Peu des installations électriques du navire leur échappent. Ils gèrent la qualité de la fourniture électrique produite par les groupes par l'intermédiaire des alternateurs et des tableaux force de distribution. Les systèmes électriques dont ils s'occupent sont nombreux, par exemple :
- le système de centrale de navigation inertielle, les gyroscopes qui vont permettre au bateau de garder son cap,
- le système d'immunisation électrique : ce sont des boucles de courant électrique continu faisant partie d'un dispositif destiné à échapper aux mines dont l'explosion est déclenchée par la présence d'un champ magnétique,
- les guindeaux pour virer les aussières, ainsi que le cabestan servant à remonter les chaines d'ancre.
(Ces images et textes sont extraits du livre "MARINE & MARINS" de André Lambert et Michel Perchoc, édité par MARINES EDITIONS - 13 Rue du Breil - CS 16311 35063 RENNES CEDEX)
A plusieurs reprises, il m'est arrivé de contempler avec beaucoup de tristesse des bateaux "désarmés", c'est-à- dire retirés du service actif et destinés à la démolition.
L'émotion que j'ai ressentie à la vue de ces bateaux croupissant dans des darses isolées, voués à l'abandon et à la rouille, que personne ne regarde plus, m'a inspiré ce poême à la mémoire de ces navires et aussi des équipages qui les ont fait vivre.
Je l'ai intitulé : "Les Vieilles coques"
Ils furent la fierté, l'orgueil des équipages
Qui, ostensiblement, portaient sur leurs bachis
Leurs noms prestigieux, sonnant comme un hommage
Aux héros de l'Histoire de notre beau Pays.
Maintenant ils sont là, au milieu d'une darse,
Abandonnés de tous, silencieux et déserts,
Rongés jusqu'au bordage par la rouille vorace
Amarrés à des coffres par de vieilles aussières.
Ils ne connaîtront plus le bruit des cavalcades
Des marins appelés à leurs rassemblements,
Pas plus qu'ils n'entendront les curieuses aubades
Du clairon ponctuant les divers mouvements.
On les a dépouillés de tout leur armement.
Enlevés les canons et rampes de missiles,
Et de la passerelle aussi les instruments
Ont été débarqués, devenus inutiles.
Désormais, ils ne servent qu'à percher les oiseaux.
Mouettes et cormorans, dans les superstructures
Prennent toutes leurs aises, souillant de leur guano
Les ponts, les plate-formes, de leurs éclaboussures.
Les seuls bruits qu'on entend dans ces ultimes coques
C'est le sifflet du vent, les tôles qui gémissent.
De lugubres chansons dans de lugubres coques,
Les plaintes de bateaux prêts pour le sacrifice.
Je les ai contemplé pendant un certain temps,
Les imaginant neufs et tout frais de peinture,
Fendant les océans, pavillons aux haubans,
L'équipage à la bande jusque dans la mature.
Et j'ai été saisi d'une infinie tristesse.
Quand on casse un bateau, on détruit un passé
De généreux marins au fort de leur jeunesse
Auxquels ne restent plus que leurs yeux pour pleurer.
Et j'ai philosophé sur leur sort si cruel, en faisant abstration de la vie (et de l'avis) des marins :
Est-ce bien le destin d'un navire de guerre
De terminer sa vie à l'état de ferraille ?
N'eut-il pas préféré, navigant sur les mers,
Couler pavillon haut au cours d'une bataille ?
Bernard MALTER 14 décembre 2002
LES INFORMATICIENS
Les informaticiens dits "d'informatique générale" sont chargés, dans les centres de traitement de l'information de la Marine, de l'analyse et de la réalisation d'unités de traitement ainsi que de la mise en oeuvre des ordinateurs.
L'informatique présente deux visages dans la Marine : celui de l'informatique générale gérant les Centres importants de gestion administrative, et celui plus connu et omniprésent de l'informatique opérationnelle. Cette dernière concerne aussi bien les centres opérations des commandements majeurs que les centraux opérations des navires de combat, des sous-marins ou des aéronefs de patrouille maritime ou de guet aérien.
LES CANONNIERS - LES TORPILLEURS - LES MECANICIENS D'ARMES
La spécialité de Canonnier et celle de Torpilleur sont maintenant remplacées par celle de "Mécanicien d'armes", dont le domaine de compétence est plus vaste : canons de tous calibres, certes, mais aussi missiles et torpilles, finalement tous les systèmes d'armes du navire. Le canon conserve toujours un rôle décisif dans les conflits pour défendre ou maintenir la paix. Mais aujourd'hui, l'arme de précision est le missile, qu'il soit de croisière ou anti-navires, tiré à partir d'un silo, d'une cellule de lancement vertical. Dans les bâtiments modernes, ces systèmes de lancement ne sont pas visibles de l'extérieur.
Les Mécaniciens d'armes sont donc les techniciens chargés d'assurer la mise en oeuvre, l'entretien et la maintenance des installations électromécaniques, hydrauliques ou pneumatiques des systèmes d'armes du navire. Cette spécialité comporte trois branches : la "lutte sous la mer", la "lutte au-dessus de la surface" et la "lutte contre les sous-marins". Ce sont finalement les héritiers directs des canonniers marins et des torpilleurs.
(Ces images et textes sont extraits du livre "MARINES & MARINS" de André Lambert et Michel Perchoc, édité par MARINE EDITIONS - 13 Rue du Breil - CS 16311 35063 RENNES CEDEX )
Un profond sommeil de 92 ans.
La découverte, au large de la Sardaigne, de l'épave du Danton, un cuirassé français de la Première Guerre mondiale, a été annoncée le 19 février dernier. A l'intérieur reposent encore les corps de près de 300 marins. C'est une société néerlandaise de géotechnique qui a retrouvé ce vestige naval. Le navire hydrographique, inventeur (c-à-d. qui a découvert) de l'épave, accomplissait des études détaillées du fond marin afin d'établir le tracé d'un gazoduc entre l'Italie et l'Algérie..
19 Mars 1917 - La guerre s'étend jusque dans les eaux méditerranéennes où le Danton fait route vers l'île grecque de Corfou. La veille, le bâtiment et son équipage de 1 000 hommes ont quitté Toulon. Ils sont escortés par le torpilleur d'escadre Massue. Des renseignements faisant état de la présence de sous-marins ennemis en mer Thyrrénienne obligent le commandant du Danton, le capitaine de vaisseau Delage, à modifier son cap pour passer par l'ouest de la Sardaigne. Pas de vent, une mer calme. Des conditions climatiques qui ne laissent prévoir aucun drame.
Il est 13 H 15 lorsque la hune aperçoit un sillage dont l'origine est à environ 500 mètres du bateau, selon les témoins. L'alerte donnée, un seul coup de canon put être tiré. Au jugé. Deux torpilles, l'une à l'avant et l'autre au centre, frappent coup sur coup le monstre d'acier. Le commandant croit d'abord que son navire supportera le coup. Lorsqu'il ordonne d'évacuer dix minutes après, il est déjà trop tard. Tous les équipements électriques sont hors service, il est impossible de mettre les embarcations à la mer. Des radeaux de fortune sont composés en hâte. Le bâtiment qui s'incline met trente minutes à sombrer. "Vive la France !" salue le commandant, imité par les naufragés. 296 marins ne peuvent être secourus par le Massue qui assiste à la scène. Certains succombent à la congestion, d'autres à la fatigue. Le commandant reste agrippé à la passerelle jusqu'au bout. Ironie de l'histoire, c'est un sous-marin qui est l'auteur des tirs alors que le Danton s'était justement dérouté pour l' éviter.
Aujourd'hui, l'histoire refait surface. Et il y a la mer, profonde et infiniment sombre, qui lève le voile sur les derniers instants du Danton. L'interprétation de données sonar réalisée par la société à l'origine de la découverte révèle la présence d'une épave de 125 mètres de long et 27 mètres de large parmi un groupe de plus petits impacts. Sans doute les débris du fier cuirassé. Les données indiquent également que la proue de l'épave est inclinée sur le fond marin dont elle émerge sur quelques 15 mètres. L'agonie du Danton, la dispersion des débris et le choc final avec le fond marin ont aussi pu être reconstitués.
Il est fort peu probable que l'épave puisse être remontée à la surface, car elle se trouve à une très grande profondeur, avance la firme de géotechnie. Aucun plongeur ne peut l'atteindre, seulement des robots. Le Danton conservera donc jalousement ses derniers secrets à plus de 1 000 mètres sous la mer.
(Ce texte, dont l'auteur est l'aspirant Grégoire Chaumeil, a été relevé dans l'hebdomadaire COLS BLEUS n° 2901 du 14 Mars 2009)
LES TRANSMETTEURS
La spécialité de Transmetteur comprend en réalité trois métiers de communication :
- Les Transmetteurs sont chargés de l'exploitation et de la mise en oeuvre des liaisons centralisées au sein des postes centraux de télécommunication, baptisés couramment P.C. Telec, situés soit à terre, soit à bord des navires.
- Les Transfilistes s'occupent de la maintenance des matériels filaires, télégraphistes et hertziens. Ils prennent aussi en charge le suuivi des équipements d'informatique générale.
- Les radiotélégraphistes exploitent les liaisons radioélectriques et assument la maintenance des matériels radioélectriques et audiovisuels.
LES ELECTRONICIENS D'ARMES
On les appelle "Elarm". Ils travaillent sur les conduites de tir et les télécommandes des systèmes d'armes missiles et artillerie. Ils sont familiers des techniques les plus récentes en informatique, électronique et automatisme. Ils sont chargés de la mise en oeuvre et de la maintenance de tout le matériel électrique et électronique du service missiles-artillerie, tel que conduites de tir, de guidage, télécommandes, matériels d'optique et de désignation d'objectif.
L'artillerie n'a pas disparu sur les bateaux : elle demeure un moyen de lutte contre avions, contre navires ou contre terre. Mais le missile a quelque peu révolutionné cette spécialité : il est moins gourmand en personnel parce que les logiciels ont pu remplacer les calculs fastidieux et ont miniaturisé les installations. Le numérique a fait son apparition. L'électronicien d'armes a conservé sa compétence d'électricien de puissance, d'électronicien, il est devenu en plus habile en informatique. Une tête bien faite, bien pleine, pour des délais de réaction très brefs.
Les électroniciens d'armes ne sont pas peu fiers de leur savoir en "ique". L'électronique, vous comprenez, ça impose ! Plutôt méthodiques et sérieux, vous les croisez souvent dans les coursives stylo et tournevis apparents. Entrez discrètement dans leurs locaux techniques, vous les trouverez en train de vérifier dans un peitit carnet les valeurs précieusement enregistrées des signaux, des réglages qui permettront d'ouvrir "but" dès la première salve.
(Comme pour toutes les autres notes concernant les spécialités de la Marine, les textes et images sont extraits du livre "MARINES & MARINS" d'André Lambert et Michel Perchoc, édité par MARINES EDITIONS, 13 Rue du Breil - CS 16311 35063 RENNES CEDEX)
LES DETECTEURS
Les détecteurs sont chargés de la mise en oeuvre et de la maintenance des équipements de détection électromagnétique et de guerre électronique tels que lance-leurres, brouilleurs ... Ce sont les veilleurs du navire : ceux qui veillent, jour et nuit, grâce aux radars de veille surface, de veille air et de veille sous-marine (sonar).
Un radar est constitué d'un émetteur et d'un récepteur d'ondes électromagnétiques. L'onde se propage à la vitesse de la lumière et se réfléchit sur tout obstacle solide, métallique ou rocheux. La guerre électronique consiste à utiliser uniquement des capteurs passifs (n'émettant pas d'émissions) qui écoutent les émissions radars ou radio adverses. L'ensemble de ces matériels passifs ou actifs, intelligents et agiles, permet de recueillir une information qui est traitée, analysée, comparée aux données recueillies par les amis et alliés. Les détecteurs mettent ainsi en oeuvre des systèmes complexes, à la pointe de la technologie, et vivent au coeur de l'action au sein du Central Opérations.
L'exemple du Porte-Avions Charles De Gaulle : La mise en oeuvre des avions à 800 kilomètres du porte-avions nécessite bien évidemment un arsenal d'équipements exploités par les détecteurs. Le Senit 8, capable de traiter 2 000 pistes ou échos simultanément est le système d'exploitation naval des informations tactiques. Recueil traitement, analyse, évaluation de la menace, surveillance de la zone d'action par échanges en temps réel des informations obtenues par toutes les unités du groupe aéronaval : frégates, avions, sous-marins. Deux radars de navigation, un radar de conduite de tir pour les missiles antimissiles, un radar multifonctions tridimensionnel d'une portée de 360 kms, un nouveau radar de veille air lontaine, un radar de veille air-surface basse altitude et un équipement de veille omnidirectionnelle infrarouge.
Aucun doute, les détecteurs ont de quoi s'occuper à bord du porte-avions !!!
(Extraits du texte et image relevés dans le livre MARINE & MARINS de André LAMBERT et Michel PERCHOC, édité par MARINE EDITIONS, 13 Eue du Breil - CS 16311 35063 RENNES CEDEX)
Le bâtiment Atelier Polyvalent (B.A.P.) Jules Verne a effectué le 19 février une ultime sortie en mer, achevant ainsi fièrement trente-trois années de bons et loyaux services. Ce bâtiment mythique, tantôt surnommé "l'ile à hélice" ou "le technicien des mers", ou encore "l'arsenal flottant", a été admis au service actif en 1976? Ses 150 mètres de long et ses 264 marins en font alors le bâtipment de soutien technique le plus important de la Marine Nationale.
Stationné à Djibouti de 1976 à 1997, les nombreux ateliers du Jules Verne constituent les principaux moyens d'appui technique des bâtiments militaires déployés en Océan Indien.
Stationné à Toulon depuis plus de 10 ans, au sein de la Force d'Action Navale, il participait notamment aux déploiements du Porte-avions Charles-De-Gaulle et menait tous les ans une mission de présence et de coopération technique au large des côtes Ouest Africaines. Au port base, il s'attachait à l'entretien et aux réparations des bâtiments stationnés à Toulon. En décembre dernier, le Jules Verne a achevé son dernier déploiement africain au terme de plus de quatre mois passés dans le golfe de Guinée, de Dakar (Sénégal) à Pointe Noire (Congo).
Les missions du JULES VERNE : Il avait pour mission principale le soutien opérationnel d'une force aéronavale et/ou amphibie engagée dans une opération de projection. Il était chargé d'accompagner la force et d'assurer à la mer, ou dans un point d'appui à proximité du théâtre des opérations, le soutien technique (maintenance, assistance en cas d'avarie de combat), ainsi que le ravitaillement en pièces de rechange et en munitions. Il possédait une organisation spécifique répondant à ces exigences. Il associait les services traditionnels nécessaires à la mise en oeuvre d'un bâtiment de cette importance (135 personnels marins répartis en six services) à un groupement de soutien qui rassemble toutes les capacités techniques à mettre au service de la force à soutenir (132 personnes techniques réparties en trois services et onze ateliers).
(Texte relevé dans l'hebdomadaire COLS BLEUS n° 2900 du 7 mars 2009).
Adieu, vieux compagnon, tu as bien mérité un repos après tant d'années passées à servir la France.
Il n'empêche, le vieux marin partage la tristesse des hommes qui ont servi à bord de ce valeureux navire. Il sait ce que c'est que de voir disparaître un bateau sur lequel vous avez servi pendant des années, auquel vous vous êtes attaché comme s'il vous appartenait. C'est une partie de leurs jeunesses, de leurs vies qui s'en va !