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S.N.S.M. : SOCIETE NATIONALE DE SECOURS EN MER
Oui, les marins de la S.N.S.M. , comme les marins des remorqueurs de Haute Mer sont réellement de vrais marins : ils ne partent en mer que lorsque la tempête fait rage et qu'il y a des bateaux en danger. Et je tiens à rendre hommage à ces marins d'excellence, et en particulier à ceux de la S.N.S.M. qui sont tous des bénévoles.
Leurs seul souci, c'est de sauver des vies.
Un exemple ? Le 18 novembre 2008, le CROSS signale deux personnes de 68 ans à bord de l'Ombre, un voilier de 8 mètres échoué sur les rochers entre le fort Enet et Fourras, pointe de la Fumée. Pierre Privat, président de la station SNSM de l'Ile d'Aix, connaît bien ce secteur, les fonds et les courants.
La SNS 288 Pierre Fleury informe le Cross et appareille à 18 heures. Sur zone, les sauveteurs mouillent à 300 mètres au vent du voilier et tentent en approche avec l'annexe (un petit canot), très difficile à cause des faibles fonds et le vent souffle force 5 dans deux mètres d'eau. Ils embarquent l'épouse du skipper, une Autrichienne très agitée et parlant mal le français. La SNS 288 tente de se rapprocher pour passer la remorque mais il y a trop peu de fond et cela mettrait la vedette en danger. Le Cross décide de faire hélitreuiller le skipper qui refuse l'assistance des sauveteurs. La SNS 288 reste sur zone pour indiquer la route à l'hélicoptère et éclairer le voilier avec son projecteur. Ils ne peuvent plus communiquer avec le skipper car il n'a pas de VHF et son épouse a débarqué en emportant le portable dans sa poche... Une fois le skipper hélitreuillé, le pilote demande aux sauveteurs de ramener son épouse à l'Ile d'Aix où il va se poser pour l'embarquer. Comme il n'y a pas de voiture sur l'île, Pierre Privat prend son vélo et emmène sur son porte-bagages l'épouse du skipper (qui ne sait pas faire du vélo) jusqu'à le DZ (Drop Zone) où l'hélicoptère se pose.
Les sauveteurs sont de retour à 22 h 30, heureux d'avoir sauvé deux personnes, mais déçus d'être rentrés sans le voilier. Il faut vider l'eau embarquée pendant les différentes manoeuvres pour tenter de s'approcher du voilier.
Peu avant 9 heures, le 19, le CROSS appelle la station pour dire que les naufragés de la veille, sortis de l'hôpital de La Rochelle, viennent de voir leur voilier partir à la dérive vers Oléron. Quinze minutes plus tard, la SNS 288 reprend la mer. Les sauveteurs arrivent sur zone, dans l'ouest de l'île Madame et s'approchent avec prudence, le sondeur indiquant 2 mètres. Ils inspectent le voilier qui contient beaucoup d'eau et le sécurisent sur corps-mort après avoir pompé près de 1 000 litres d'eau ... Le propriétaire et sa femme ayant rejoint l'Ile d'Aix, les sauveteurs les conduisent à bord de l'Ombre et vérifient le bon fonctionnement du moteur avant de rentrer au port.
C'est pas du dévouement, ça ? Et tout cela gracieusement, sans accepter le moindre pourboire et malheureusement, trop souvent, avec des reproches (quand ce ne sont pas des actions en justice) parce que au cours des manoeuvres, dans un temps épouvantable, les gars de la SNSM ont légèrement détérioré le bateau des imprudents.
Incroyable, direz-vous ? Eh bien, c'est peut-être incroyable, mais c'est vrai !!!
Alors, BRAVO LA S.N.S.M. QUI NE PEUT FONCTIONNER QUE GRACE AUX DONS QUE VEULENT BIEN LUI FAIRE LES GENS COMME NOUS QUI SAVENT QUE CE N'EST PAS DE L'ARGENT JETE PAR LES FENETRES. Alors, faites comme nous, soyez généreux pour la SNSM, ils ont besoin de nos dons pour renouveler leurs vedettes, pour acheter du matériel de sauvetage, pour continuer à sauver des vies, quoi !
(Le récit du sauvetage a été relevé sur la revue trimestrielle SAUVETAGE n° 108 éditée par la SNSM)
Je suis à la disposition de toute personne désireuse d'aider la SNSM pour lui communiquer l'adresse à laquelle elle peut envoyer ses dons. Passer un message à amicalemarine.dijon@gmail.com